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014 Mai 68 et l'Eglise - Mai 68 et l'Eglise

Mai 68 et l'Eglise

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Mai 68 et l'Eglise

En 1968, les jeunes étudiants contestataires devaient avoir l'impression d'être les premières personnes intelligentes au monde. Avant, il n'y avait eu que des idiots. Toutes ces idées, (celle qui a frappé le plus l'opinion est : il est interdit d'interdire), ne venaient pourtant pas d'eux. Ils n'avaient fait que de les reprendre à leurs comptes.

Entre les deux guerres et certainement poussés par la première, les "intellos" se posent des questions. Fortement marqués par Paul Valéry, ils ont l'impression de traverser "une crise de l'esprit", un bouleversement, voire l'effondrement complet d'une civilisation. Cette guerre entre peuples européens de même culture, ne marquerait-elle pas la fin de ce qui faisait son prestige et sa puissance ? L'allemand Oswald Spengler, dans son livre Le déclin de l'Occident et l'espagnol Miguel de Unamuno avec L'Agonie du Christianisme concrétisent et résument ce malaise latent. L'un démontrant sa fragilité et l'autre montrant ou démontrant que les sociétés peuvent mourir quand elles perdent leurs valeurs morales. Face à cela, d'autres vont rejeter ces valeurs traditionnelles qu'ils jugent insupportables. Entre autres, André Gide, va se consacrer à démonter les notions "conventionnelles" du bien et du mal. Passant d'un conformisme à l'autre, "l'intelligentsia" va subir son influence, encore une fois comme les moutons de Panurge, elle va suivre le mouvement. Cette nouvelle idée du monde peut aller jusqu'à faire l'apologie de l'absurde. Le mot élucubration prend là tout son sens. En même temps, elle va vouloir rejeter toutes les traditions, la morale, Dieu, la religion, la patrie. La jeunesse soixante-huitarde -l'intelligentsia en herbe- va reprendre à son compte toutes ces idées qui commençaient à s'endormir.

L'Eglise catholique en particulier -mais les autres aussi- se pose des questions. Il lui faudrait un énorme effort d'adaptation face à cette société en lutte contre les repères qui viennent pour la plupart de la religion. Cette nouvelle mouvance vient s'ajouter aux luttes anticléricales de la fin du XIX. Et si la laïcité, uniquement antireligieuse à ses débuts, a finalement évolué et qu'elle est maintenant admise par les chrétiens eux-mêmes (quand elle perd son caractère anticlérical), d'autres dangers guettent maintenant la foi des croyants. En particulier ceux qui viennent des régimes totalitaires qui veulent dominer l'homme jusqu'à dans sa conscience.
La première catégorie sociale à déserter les bancs des églises est la classe ouvrière des villes qui subit de plein fouet le terrorisme intellectuel du communisme. Dans la campagne, la désertification sera beaucoup plus longue à venir, mais se limitera peu à peu aux grandes fêtes liturgiques. Puis, à ces problèmes viendront s'ajouter ceux de l’après 68.
Que pouvaient faire les églises aussi bien catholiques que protestantes contre toutes ces mutations et ces intolérances ?

En 1962 déjà, ce qui prouve que l’Eglise avait bien compris la situation, le pape Jean XXIII ouvre un concile qu’on appellera le concile Vatican II. Il veut faire un "aggiornamento". Ce concile parti sur des bases bien établies, va prendre une tournure plus "ouverte" dans sa deuxième session. En fait l’enjeu était la place de l’Église face au monde : devait-elle demeurer le phare du Salut, quitte à ne pas être comprise du monde, ou s’agenouiller devant ce monde en progrès et ses idées ? Il apparaîtra que l’Église devrait s’ouvrir au monde moderne et à la culture contemporaine faite de progrès technologiques considérables, mais aussi d’une sécularisation galopante. Jean XXIII n’en verra pas la fin et il sera clôturé par Paul VI en 1965. L’Église avait bien prévu les événements à venir, mais elle ne pourra pas empêcher pas une hémorragie catastrophique. Pouvait-elle y faire quelque chose ? On a beaucoup écrit sur ce concile et je n’ai pas de jugement à porter dessus, mais la confusion sera très grave et durera très très longtemps.

mai68[1].jpgmai68.jpgAprès ces slogans certains prêtres coururent se cacher derrière une cravate, de préférence rouge

Les analystes disent que les classes les plus touchées auraient été celles des intellectuels, surtout les membres du corps enseignant, les universitaires, les magistrats, mais aussi et surtout le clergé et ils n'ont certainement pas tort. L’Église catholique a très certainement été l’une des institutions qui a le plus souffert et qui en a le moins parlé. Mais la crise couvait depuis longtemps et mai 68 ne sera qu'un déclencheur.


Une grande partie de la jeune génération de prêtres rejetait l'autorité de la hiérarchie et  surtout celle du pape

maieglise[1].jpg

Une grande partie de la jeune génération de prêtres rejetait l'autorité de la hiérarchie et surtout celle du pape. La libération sexuelle aussi va jouer un rôle considérable, mais surtout, surtout, une tyrannie idéologique marxiste pesait sur les mentalités, à un point inimaginable. Quiconque n’allait pas dans ce sens n’était qu’un réactionnaire. Ce terrorisme va avoir un poids énorme dans tous les domaines. Pour ne pas paraître ringards, certains prêtres ou un courant de catholiques " progressistes" allaient même au-delà de ce que pensaient les soixante-huitards. On aurait pu penser qu’ils subissaient un énorme complexe d’infériorité. Qui plus est, les évêques venaient en grande majorité d'un milieu rural. Le bon sens paysan n’y comprenait pas grand-chose à ce langage d’enfants gâtés des jeunes citadins. Ce fut le cas notamment du Cardinal Marty qui, alors qu’il s’apprêter à prendre une retraite bien méritée dans l’Aveyron, se retrouva parachuté à Paris pour remplacer le cardinal Veuillot.
Mgr Pézeril, son évêque auxiliaire à Paris, analysa la situation comme cela : "La crise a été générale, profonde, terrible. Des années entières de séminaires sont parties, des années entières de jeunes ordonnés ont quitté le sacerdoce, etc. Ce fut épouvantable". Je crois qu’on estime le nombre des départs de prêtres et de religieux à 1 500 pour la seule année 68. Entre 1971 et 1975, 960 prêtres quitteront le sacerdoce. Du jamais vu ! Une hémorragie terrifiante".
Trois livres témoignent des convulsions que subit le clergé français. Le père Garrigues, par exemple, raconte qu’un drapeau rouge fut hissé sur le toit d’un séminaire de dominicains. Il ajoute : "Comme les Hébreux idolâtrant des Baals, ma génération s’est prosternée devant des sophistes et des idéologues pervers"… -" Je crois que le principal facteur du mutisme qui s’installera dans l’Eglise, c’est la souffrance personnelle et parfois une honte collective. Cette période a vu des compromissions, des purges, des renonciations. Ce n’est pas ce que voulait Vatican II".
Mgr Gaidon présente encore cette époque comme "une tempête d’une rare violence qui mettra en péril nos communautés, apeurera les brebis et dispersera les pasteurs"…
La majorité des prêtres, religieux, religieuses vont souffrir en silence, désarmés, désorientés, par ces défections, mais aussi par ces idéologies à la mode. Ils veulent rester fidèles à l’Evangile et à l’Eglise, mais il y a ces discours d’une certaine hiérarchie, la mise en cause du catéchisme, les articles d’une certaine presse qui se dit catholique (et qui ne l’est guère), la mise en cause de la liturgie etc. sans qu’ils trouvent de vrais guides qui puissent leur tendre la main. Là aussi Mgr Gaidon dira : "Il est vrai qu’en ces années postconciliaires, le courage n’était pas au programme en notre Église de France". Et si ce marxisme là ne dura que quelques jours, il perdurera dans l’Eglise. Dans la société civile les nouvelles générations modèrent ou effacent les effets des grands bouleversements. Ce ne sera pas le cas dans l’Eglise qui ne se renouvellera pas du tout dans les années suivantes
(Pour ma part j’ai toujours été sidéré par les prises de positions de certains "contestataires". Pour moi, l’Evangile et la Religion catholique établissent certaines règles. Ceux qui ne veulent pas s’y conformer sont libres et personne ne peut les y forcer. Alors pourquoi ne s’en vont-ils pas et foutent la paix aux autres ?)
Nous avons déjà vu que ces idées de marxisme fondirent comme neige au soleil, mais restèrent dans une partie de l’Eglise. Le cardinal de Lubac l’affirma : "Le ver était dans le fruit avant le Concile et grandit pendant celui-ci. Certains clercs en sortiront largement insatisfaits et déçus. Il en résultera un certain nombre qui vont développer activement, dans les années suivantes, leur névrose anti-ecclésiale et leurs ressentiments. Tout cela va se répercuter dans les facultés de théologie, les ordres religieux, les noviciats"…Une coupure totale va s’effectuer entre 1967 et 1968. Le Concile n’est plus interprété comme une nouveauté au sein de la Tradition. C’est un processus révolutionnaire et non plus réformiste".
En 68, à une violente crise sociale de la société s’ajoute une violente crise théologique.

 

mai682[1].jpg
"ils manifestaient leur mécontentement comme s’il s’agissait d’une corporation sociale de postiers ou de tourneurs fraiseurs !


Des observateurs, des membres avisés du clergé, stupéfaits devant l’attitude de cette partie du clergé, surtout parisien, eurent le sentiment que leur formation était complètement et définitivement pourrie et qu’il fallait y faire un changement radical. Monseigneur Lustiger, qui était aumônier des étudiants à Paris, dira de celui-ci : "ils manifestaient leur mécontentement comme s’il s’agissait d’une corporation sociale de postiers ou de tourneurs fraiseurs ! " Mais pour changer l’enseignement dans les séminaires encore fallait-il trouver de bons professeurs.

Autres constatations : Mai 68 fut une révolution de fils à papa qui, de jour montaient des barricades et la nuit rentraient dormir entre des édredons en plumes d’oies dans leurs beaux quartiers. Ces contestataires du pouvoir occupèrent très vite les postes clé du pouvoir dans l’Etat, les universités, la presse et les médias en général. Dans l’Eglise aussi, les "contestataires" le plus en vue furent les "intellectuels". Ils quittèrent presque tous l’Eglise ensuite, mais seulement après avoir semé le désordre et la confusion dans les esprits du "bas clergé" et des "fidèles" lambdas (pour utiliser les termes habituels). Je compare ces gens à des généraux qui, après avoir jeté leurs troupes dans la bataille, vont se cacher traîtreusement bien à l’abri des balles. Puis contrairement aux apparences, ce ne furent pas les plus "forts" qui partirent, les plus forts, ceux qui résistèrent à cette tempête malgré tous les pièges et les dangers, furent ceux qui restèrent. Mon cœur va vers eux.
Ceci ne vous rappelle-t-il pas le langage du serpent : "si tu manges cette pomme tu seras comme Dieu".
L’orgueil ! Toujours l’orgueil ! C’est moi le plus beau ! C’est moi le plus fort ! C’est moi le plus intelligent !

Dans cet univers matérialiste et individualiste, l’Eglise et les catholiques en général chercheront une parade à tout cela en mettant l'accent sur l'amour du prochain. Je suis persuadé que c’était la bonne solution. Cet amour finira bien un jour par être reconnu car seul l'amour peut sauver le monde.

Pour ma part je peux raconter mon expérience personnelle. Dans les années proches précédent 68, nous habitions un quartier neuf construit pour accueillir la vague de rapatries d’Algérie. A part les "les pieds-noirs" arrivaient aussi des ruraux qui commençaient à quitter l’agriculture. L’anonymat aidant, puis le dynamisme des trois prêtres, firent que l’église, neuve elle aussi, était remplie tous les dimanches. Des réunions ayant un rapport avec la religion, étaient organisées mobilisant de nombreuses personnes. Il régnait une ambiance catho qui surprendrait à notre époque ! Puis un mauvais jour, un des prêtres nous annonça son départ et celui de son "collègue". Ils restaient, bien sûr, croyants, mais n’étaient pas d’accord avec "Rome" et ils préféraient renoncer à leur sacerdoce. Je me souviens très bien qu’après la messe, ils sortirent très vite pour faire leurs adieux et serrer quelques mains. Je fus surpris du petit nombre de personnes qui s’approchèrent pour leur témoigner leur sympathie. Le désarroi, le trouble était palpable dans les semaines qui suivirent, mais ils furent remplacés par un autre prêtre d’un grand charisme qui réussit rapidement à soigner les plaies et rétablir la confiance. Moins d’un an plus tard, ce prêtre nous fit la même annonce, mais cette fois il quittait le sacerdoce pour se marier.
Je suis passé quelques années plus tard, par nostalgie et par curiosité, devant cette église, elle était déserte et paraissait abandonnée !
Dans la paroisse de ma nouvelle résidence, le curé avait abandonné l’énorme ferme familiale en Beauce pour devenir prêtre. Voilà quelque chose qui poussait à l’admiration puisque, contrairement au jeune homme riche de l’Evangile, il avait abandonné sa fortune pour suivre le Christ. Pourtant, dans des réunions, quelques unes de ses prises de positions me laissaient perplexe. Notamment sur l’avortement, il allait dans le sens complètement opposé à celui de l’Eglise. Il ne voyait pas où il pouvait y avoir de mal à supprimer quelque chose qui n’était pas plus gros qu’une épingle !
Ce prêtre vit maintenant en concubinage avec une femme divorcée. Il organise des réunions de prière chez des paroissiens "progressistes" en faisant "concurrence" aux nouveaux prêtres en place et en démolissant leur labeur.

Dur dur d’être chrétien en France à notre époque !

 


Date de création : 18/04/2010 @ 09:44
Dernière modification : 10/04/2012 @ 09:14
Catégorie : Mai 68 et l'Eglise
Page lue 1223 fois

 


Date de création : 29/04/2013 @ 21:03
Dernière modification : 01/05/2013 @ 11:44
Catégorie : 014 Mai 68 et l'Eglise
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